Comment communiquer ses besoins?

communicate your needs

Communiquer ses besoins est une difficulté? Vous sentez-vous non entendu? Voyons dans cet article comment formuler une demande claire et écologique pour vous et pour l’autre de façon à satisfaire votre besoin. Grâce à la communication non violente, je vous partage comment construire de relation harmonieuse et durable.


Le langage des besoins

Tout d’abord, pour bien communiquer ses besoins il convient de rester connecté avec notre coeur. L’expression de ses besoins nous donne du pouvoir avec les autres, et non sur les autres. Le meilleur moyen pour obtenir de la puissance avec les autres, c’est de communiquer ses besoins non satisfaits, et de donner envie à l’autre de donner avec coeur.

Beaucoup d’entre nous, êtres humains, ont été habitués à une avec les autres. La relation punition et récompense en étant une illustration parfaite. « Si tu ne fais pas tout de suite ce que je te demande, gare à tes fesses »… Ou bien « tu seras privé de dessert » mais encore « merci qui? Merci mon chien ».

Le don doit venir du coeur, pour contribuer au bien-être des autres ou bien à la vie elle-même. Mais souvent, la réponse à la demande vient de peurs ou d’une envie d’obtenir quelque chose. 

Attirer l’attention sur ses besoins

Insistons sur le fait que quand les autres ont l’attention complète sur nos besoins, ils n’entendent plus une critique, jugement, ou une exigence. Ainsi, oser attirer l’attention de vos proches sur vos besoins. Ce n’est pas mal, mais au contraire nécessaire à des relations harmonieuses.

Identifier son besoin derrière une émotion

Tout d’abord, prendre l’habitude d’identifier son besoin est primordial. Car l’autre ne peut pas répondre à votre besoin si vous-même ne le connaissez pas. Comment savoir ce que je veux, me diriez-vous. Et bien, vous le saurez que lorsque vous l’aurez ! Si vous vous sentez mieux c’est que c’était le bon besoin. Sinon, c’est que c’était un autre… C’est en apprenant à faire du vélo qu’on devient bon. 

Effectivement, ce n’est pas instinctif de savoir reconnaitre ses besoins, tout comme cela ne l’ai pas pour l’autre. C’est un entrainement que de s’écouter, se reconnecter à soi pour clarifier ce que l’on veut. Et bien sûr, au début, on est un peu lent et maladroit. Pas de mal à cela, prévenez simplement l’autre que vous essayez de votre mieux pour communiquer vos besoins non violemment, et mais c’est une nouvelle habitude de communication pour vous!

Guérir ses blessures passées

Lorsque l’on a eu l’habitude dès l’enfance à répondre à des requêtes soit violente, sous forme de chantage, autoritaire et sans explication… on garde des mémoires. Ainsi, il y a une forme de réaction instinctive qui s’est créée, influant nos comportements vis-à-vis d’une demande de l’autre. Souvent, c’est une méfiance.

Il est important de guérir vos blessures du passé, avec une kinésiologue par exemple. Elle vous aidera à rechercher toutes les résonances de ces comportements dans votre vie, afin d’y apporter de la douceur, de l’écoute, et une mise en lumière des nouvelles perspectives bienveillantes s’offrant à vous. 

Son besoin ne doit jamais impliquer l’autre

Quand nous croyons que nos besoins impliquent l’action d’une autre personne, on épuise rapidement les ressources d’un monde abondant. Il est important de prendre la responsabilité de vos émotions, comme de vos besoins. 

Certains de ses besoins ne peuvent être comblés que par vous-même, comme le besoin de liberté par exemple. Seul vous êtes en mesure de vous la donner, cette liberté d’être, d’agir, de penser, de créer… De plus, vous ne pouvez pas accuser l’autre de ce que vous ressentez. 

Si vous êtes en colère, c’est que vous n’avez probablement pas demandé à combler un besoin important pour vous. Soit par ignorance de ce dernier, par non écoute de soi, soit parce qu’il a été jugé comme « non correct » générant une honte ou une culpabilité par exemple.

Formuler des demandes clair pour communiquer ses besoins

Utiliser un vocabulaire d’action, positif, dans le présent

Il est important de dire ce que vous voulez et non ce que vous ne voulez pas. On ne doit pas à chercher à éliminer quelque chose.  Par exemple « empêcher de », « dire de ne pas faire…” La seule solution qui s’impose alors est une option plus forte: la violence.

Que voulons-nous que les autres fassent [différemment] ? Pour quelles raisons ? Utiliser un vocabulaire d’action très clair, auquel cas vous risquez de ne pas avoir la réponse appropriée. Par exemple : « arrête de faire du bruit avec ton stylo »… vous pourriez bien avoir en réponse un bruit… avec autre chose d’encore plus dérangeant. Demandez directement ce que vous voulez directement ! 

Communiquer ses besoins de façon à donner envie à l’autre de donner

Il est important d’accepter que personne ne voudra vivre à vos côtés si

  • Vous lui demandez d’être toujours d’accord avec vous,
  • De répondre oui à tous vos désirs au moment voulu,
  • De deviner tout ce dont vous avez besoin sans que vous ne le disiez.

C’est le jeu de la relation ! La joie disparait lorsque nous ne nous sentons pas libres de donner. 

Pour préserver vos relations, veuillez donner cette possibilité à l’autre. Si l’autre sens la moindre notion de « je ne te donne que si » il n’aura ni envie de donner, ni de recevoir… ni même de vous fréquenter. Et si c’est une girafe [CNV], elle vous proposera poliment de trouver quelqu’un d’autre pour jouer à ce jeu. Alors, on attend 5 divorces où on apprend à communiquer dès aujourd’hui, et à se respecter les uns les autres?!

Etablie des règles, évolutives, dans toute relation

Pour avoir cette liberté d’être, il faut aussi accepter que l’autre soit différent et n’a pas toujours les même envie au même moment. D’où l’importance de bien communiquer pour trouver un accord juste pour tout le monde. 

Je vous conseille d’ailleurs de poser vos règles dès le départ ensemble. Prenez des temps pour les faire évoluer dans votre couple. Car nous changeons, c’est bien normal que les règles aussi. Et si vous avez besoin d’un médiateur, faits appel à un thérapeute.

Accueillir l’autre, et répondre non violemment

Comme je l’expliquais précédemment, une éducation dans des conditions de domination crée des comportements spécifiques. Quand vous êtes face à une personne qui n’a jamais appris à communiquer ses besoins, vous pouvez l’accompagner en lui montrant qu’avec vous, il n’y a pas d’ordre. Il n’y a pas non plus de punition, de devoir de faire les choses. 

Vous pouvez aussi demander à l’autre tout à fait honnêtement « comment vous formuler ma demande, sans que vous ayez l’impression que vous preniez cela comme une exigence ? Voyez quelle réaction vous obtenez quand vous essayez d’être honnête. Chercher à comprendre ce que dit vraiment la personne par ses mots, son attitude, et le langage non verbal. 

Si elle réagit ainsi, il y a toujours une raison. Vous pouvez accueillir la personne en lui exprimant le fait que vous la comprenez, et que son besoin de….. est important pour elle. Et ensuite la guider vers l’expression de son besoin présent, tout en restant très aligné avec vous-même. et n’oubliez pas de remercier l’autre de son honnêteté, sans jugement. 

Car c’est un bon début pour communiquer et permettre à l’autre de le mettre gentiment face à sa responsabilisation vis-à-vis de ses émotions et de ses besoins. Sans jugement, je le répète! Il se cache toujours une blessure derrière un comportement, qui n’est la faute de personne, mais le fait d’une répétition d’une situation dans son vécu. Cela ne définit pas qui est cette personne.

Identifier requête et exigence

Notez qu’il existe aussi des exigences masquées derrière des requêtes. Mais alors, comment identifier demande et exigence? Cela, nous pouvons le savoir uniquement de la façon dont l’autre va nous traiter si on ne le fait pas ! 

Il y a alors 3 types de réactions à une requête comprise comme une exigence par l’autre. 

  • Le refus clair.
  • Le langage corporel exprime un désaccord (yeux qui roulent) avec un « ok si tu veux »
  • L’acceptation sans rien dire.

Si votre demande est interprétée comme une critique par l’autre, on perd la connexion qui donne plaisir à donner. Cela active alors une réaction de défendre ou d’attaque. Ce qu’il se passe, est que nous stockons en mémoire 

  • une habitude de réagir quand les autres font pas ce que nous voulons
  • la façon de réagir des autres quand on ne fait pas ce qu’ils demandent

L’origine de nos comportement dysfonctionnels concernant la communication de ses besoins

C’est un comportement qui s’intègre dès la petite enfance en fonction de ce que l’enfant observe. Cela créé des comportements. Bien ancré dans notre subconscient, il devient alors difficile de s’apercevoir que ce sont des réactions que j’appelle « pilote automatique »! L’enfant peut alors avoir du mal à faire confiance à l’autre, car il note des dysfonctionnements et vit des injustices. 

Par exemple l’histoire du sceau arraché a bébé A par bébé B. Bébé A n’a pas les mot pour exprimer son injustice donc il tape bébé B et récupère son sceau. Bébé B pleure. Maman de B accourt, et le prend dans les bras pour le consoler sans chercher à comprendre la situation. Maman de A gronde bébé A, qui vit une injustice profonde ce jour là.

Et pour éviter de souffrir, il adopte la réaction qui va permettre de répondre à son besoin. Par exemple: si je pleure ou je suis triste, je vais avoir un câlin. Il peut aussi comprendre par déduction de corrélation « action » – « réaction » comment manipuler pour avoir ce qu’il désire. Il apprend alors ce jour que même si on lui prend ce qui est à lui, s’il veut éviter de se faire disputer, il doit soit 

  • laisser l’autre le prendre même si c’est injuste
  • Ou pleurer pour avoir de l’amour. 

Et voilà l’origine d’un comportement dysfonctionnel avec lequel il va se construire. Cet exemple n’est pas là pour culpabiliser les mamans: nous apprenons en permanence et à tout âge, en faisant de notre mieux en fonction de nos schémas passés. Mais plutôt pour mettre en lumière l’importance de connaitre les bases de la communication non violente pour pouvoir retransmettre ce que je nomme « l’écologie relationnelle ».


Etre patient : accepter qu’avant de savoir, on ne sait pas

Vous voulez aller plus loin? Je vous invite à prendre un rendez-vous de couple ou de famille pour dénouer les noeuds ensemble. Vous pouvez aussi me contacter pour un programme de coaching adapté pour avancer sur l’expression de vos besoins. 

Croyez-moi, j’ai aussi été bébé girafe, et je suis parfaitement en mesure de comprendre ce que vous vivez quelle que soit votre problématique. Je me suis fais aidé avec des thérapeutes : en kinésiologie pour mes blessures, l’hypnose et la méditation pour l’écoute de mes émotions. Le reiki pour la compréhension de mes besoins, et la danse thérapie pour l’expression ou la communication de mes besoins par le corps pour commencer. J’ai investi dans de nombreuses formations jusqu’à enfin me sentir confortable avec ce nouveau fonctionnement, pour aujourd’hui être en mesure de le partager et l’enseigner avec joie.

Dans le relationnel, il est difficile de travailler seul, car la situation se tisse à deux… pour créer un troisième facteur existant en lui-même: la relation. Mais ce qu’il est possible de travailler seul ou avec un thérapeute, c’est d’apprendre à reconnaitre ses besoins et prendre l’habitude progressivement de les exprimer sans engager l’autre. Ce sont aussi des bases que l’on enseigne en formation Reiki, qui est avant tout une philosophie de vie! 

Mais je vous préviens, il faut être prêt car cela peut remuer. Ne vous attendez pas à réussir de suite non plus, c’est progressivement qu’on apprend le langage girafe, comme on dit en CNV. Quant à l’autre, il doit aussi faire son travail ou bien la relation ira vers une fin certaine, car la petite apprentie giraffe en progrès n’aura plus envie d’être au service de l’autre. Entrer dans la CNV, c’est transformer complètement toutes ses relations… à commencer par celle avec soi-même!

N’oubliez pas, tout le monde peut apprendre le langage non violent. Avec parfois un peu d’aide pour libérer les blessures passées, je vous garantis qu’ensemble, tout est possible ! 


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Vous pouvez aussi partager vos difficultés en commentaires, et poser vos questions.

À bientôt les girafes en devenir !


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